samedi 24 avril 2010

N.T.52 (19)

Les mots ne sont pas justifiés

Alors que je plonge dans le blanc
Les lettres de ton prénom en néon vert majuscule gravent le silence

Je me moque que tu ne m’aies pas regardé
Je me soustrais à ton regard

Comme un flocon qui disparaît blanc sur blanc

A l’extérieur, la lumière éblouissante de l’après-midi se mêle à celle des néons, froide et incandescente

A l’intérieur plus rien sauf le scintillement de l’obscurité
Le même soleil noir que celui qui brille dans tes yeux
Ces yeux auquels aujourd’hui je voudrais me soustraire

Comme un enfant qui ne se croit plus visible
les paupières closes
JE FERME
LES YEUX
ET JE SUIS
INVISIBLE

à REMY ZAUGG
(1943-2000)
Appartement du collectionneur
Mamco 3e

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